A PROPOS D'UNE ELECTION


Depuis les élections européennes, journalistes, hommes politiques, commentateurs ont décortiqué les résultats. Qui a gagné ? Qui a perdu ? Nouvelle donne ! Désastre ! Victoire ! Défaite !
A Clamart, P Kaltenbach avec ses 16% explique que si le PS n’a pas gagné, il n’a pas perdu parce qu’avec ses alliés il fait toujours 44%. Pourtant ce qui se passe au niveau régional devrait l’inquiéter fortement. Sauvera-t-il son poste à la Région et les subventions qui permettent à la Ville de ne pas sombrer ?
L’UMP avec 29% de voix fait le meilleur score, et se voit majoritaire aux prochaines municipales. IL faut pourtant trouver 21% de votes supplémentaires et là c’est plutôt mal parti à moins qu’on se décide à mener une politique d’UNION c'est-à-dire de partenariat ( et non pas de soumission) comme cela se faisait du temps de la « plate-forme »
Le Modem a perdu ses électeurs et se trouve à Clamart comme au National dans une impasse stratégique.
Seuls les Verts, à juste titre, ont le sourire et se demandent s’ils garderont le PS comme force d’appoint aux prochaine élections locales. A moins comme le disent certains d’entre eux (en off bien sur), ils tendent la main à tous ceux qui se préoccupent sincèrement de développement durable et construisent ainsi un nouveau pôle majoritaire transpartisan.
Au niveau national, passons très vite, Nicolas Sarkozy toujours le plus rapide se découvre plus Vert que Dany le rouge et ne quitte plus notre cher Borloo.
Au Modem Lepage et Benhamias feraient bien front commun avec les Verts et le PS toujours aussi lamentable, se restructure afin de pouvoir se refonder : la farce continue. (En vérité la page mitterrandienne va enfin se tourner et les socialistes vont retourner à l’avant Epinay.)

Hélas, personne ne dit, personne n’écrit que le 7 juin, les citoyens ont envoyé un fabuleux coup de pied au c.. à la classe politique. 60% d’abstentions, quand on sait que 20% de français ne sont pas inscrits sur les listes électorales c’est en vérité plus de 70% des citoyens qui ne sont pas allés voter.
Terrible message adressé à la nomenclatura politique ( le pays légal comme on disait dans le temps)
« On ne vous croit plus, vos enjeux de carrière, vos calculs et vos petits arrangements sont des insultes à nos difficultés, à nos souffrances. »

Prenons garde à ce que cette abstention massive ne soit pas l’ultime avertissement avant l’explosion dont les français sont coutumiers plusieurs fois par siècle.